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Auteur(s):
Lacina YEO.
N° Page : 9-25
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LA CÔTE D’IVOIRE ET L’ALLEMAGNE DES ORIGINES A NOS JOURS : HISTOIRE, ENJEUX ET PERSPECTIVES D’UN PARTENARIAT BILATÉRAL ET MULTILATÉRAL NORD-SUD
Résumé de l'article
Cet article examine de manière approfondie l’évolution historique et contemporaine des relations entre la Côte d’Ivoire et l’Allemagne, en mettant en exergue les dynamiques commerciales, diplomatiques et culturelles qui ont marqué leur trajectoire bilatérale depuis le XIXᵉ siècle. À partir d’une démarche analytique mobilisant des sources historiques et des données contemporaines, l’étude interroge les fondements, les reconfigurations et les enjeux géopolitiques, économiques et académiques de cette coopération. L’intérêt central réside dans la mise en perspective critique de l’interaction ivoiro-allemande en tant que modèle de partenariat stratégique et de dialogue interculturel entre une puissance industrielle européenne et un État africain en développement. L’analyse met en lumière la continuité des relations, modulée par les contextes historiques et géopolitiques, la diversification des domaines de coopération, notamment dans les secteurs économiques, éducatifs et culturels, l’intensification des échanges académiques facilitant le transfert de compétences et le renforcement institutionnel et l’émergence de perspectives pour une coopération inclusive, articulée autour des valeurs de durabilité et de respect mutuel. Cette contribution s’inscrit dans une réflexion sur les modalités et les implications d’un partenariat postcolonial dans un monde globalisé.
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Auteur(s):
Abdoul Kader BIRGUI SEKOU.
N° Page : 26-38
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LA SOUVERAINETE DANS UN MONDE MULTIPOLAIRE : QUELLES PERSPECTIVES POUR LES PEUPLES DE L’AES ?
Résumé de l'article
Repenser un nouvel ordre international de stabilité sociopolitique et de bonheur est possible en ce sens que la scène mondiale est en constante ‘’turbulence’’ et qu’il faille trouver les facteurs permettant aux acteurs de s’adapter. C’est justement dans cet esprit qu’une nouvelle alliance a vu le jour au sahel : l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Cette organisation composée du Burkina Faso, du Mali et du Niger espère panser les maux de ses ressortissants et ceux-ci pensent que ce nouveau cadre permet de vivre dans la cohésion sociale et le respect de ses valeurs sociales. Il va s’en dire que les dirigeants de ces trois Etats – qui ont déposé des régimes élus – avec un sentiment populaire sont dans l’action afin de redonner aux peuples sa souveraineté concrète. Il ressort que les peuples aspirent au bonheur avec l’application de certaines stratégies.
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Auteur(s):
KONE Brahima, GOSSAN Flora, SORO Yefoungnigui Marie-Laure.
N° Page : 54-73
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ANALYSE D’UN CAS DE CONFLIT INTER ETHNIQUE EN AFRIQUE : LE CONFLIT TIGRÉEN EN ETHIOPIE (2018-2022)
Résumé de l'article
Entre 2018 et 2022, l’Éthiopie fut secouée par la guerre du Tigré, opposant le Gouvernement fédéral aux mouvements rebelles du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) et du Front de libération oromo (FLO). Ce conflit, enraciné dans des tensions ethno-politiques entre Oromo et Tigréens, s’intensifia avec l’arrivée au pouvoir d’Abiy Ahmed, issu de l’ethnie oromo, qui marginalisa progressivement le TPLF, acteur dominant du régime depuis 1991. En réaction, la région du Tigré, frontalière de l’Érythrée et du Soudan, entra en conflit ouvert avec l’armée fédérale. Cette étude s’attache à retracer les origines de cette guerre et ses développements, jusqu’à la signature d’un accord de cessez-le-feu le 2 novembre 2022 à Pretoria, sous l’égide de l’Union africaine.
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Auteur(s):
Ghislain Claude ESSABE.
N° Page : 74-89
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LA CREATION DE L’UNION INTERPARLEMENTAIRE, LE LIBERIA ET LEOPOLD CARRANCE (1888 – 1900) DU MYTHE A LA REALITE HISTORIQUE
Résumé de l'article
À la création de l'Union Interparlementaire (UIP), l’une des premières organisations internationales contemporaines, à Paris en 1889, le Libéria – unique État africain – fut présent, ce qui traditionnellement lui confère le statut de membre fondateur, au même titre que huit États européens. Cependant, la colonisation de l’Afrique à la fin du XIXe siècle, l’apartheid en cours au Libéria à cette période et le « mystère » qui entoure Léopold Carrance, le représentant du Libéria à la session inaugurale de l’UIP, remettent aujourd’hui en question ce statut originel. Cet article engage donc une relecture de la genèse de l’UIP à la lumière des archives et de la méthode historique. Ainsi, arguons-nous du caractère mythique du statut historique attribué au Libéria, car en 1889 non seulement cet État ne réunit véritablement pas les conditions suffisantes d’une nation africaine et les attributs de la souveraineté – nationale et internationale –, mais par-dessus tout son représentant lors de la fondation de l’UIP n’est ni un parlementaire, encore moins un Libérien.
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Auteur(s):
DERLEM DEOUNANG.
N° Page : 90-111
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L’INSTRUMENTALISATION DE LA COUR PENALE INTERNATIONALE EN DEBAT
Résumé de l'article
La Cour pénale internationale (CPI) a été établie pour juger les crimes internationaux graves tels que le génocide, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. Cependant, son fonctionnement et ses décisions ont suscité des controverses, notamment en ce qui concerne son impartialité et son utilisation par des États pour des gains politiques. L’objectif de cet article est d’explorer comment la CPI est parfois instrumentalisée par des acteurs politiques et des États pour servir des intérêts spécifiques, tout en examinant les implications de cette instrumentalisation sur la justice internationale. Il vise à analyser les critiques et les défenses de la CPI, ainsi que les conséquences pour la souveraineté des États et l’équité de la justice internationale. En étudiant l’instrumentalisation de la CPI, l’article met en lumière des questions fondamentales sur la légitimité des institutions internationales et leur capacité à fonctionner de manière impartiale. L’instrumentalisation de la CPI pose des défis majeurs pour son efficacité et sa crédibilité. De plus, il y’a nécessité de réformes pour améliorer la coopération entre la CPI et les États membres, afin de garantir que la justice internationale soit véritablement accessible et équitable.
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Auteur(s):
Papa Samba NDIAYE.
N° Page : 112-131
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LA REFORME DU CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU ET DES INSTITUTIONS DE BRETTON WOODS : UNE EXIGENCE SANS ISSUE ?
Résumé de l'article
Avant la fin de la 2ème Guerre mondiale, les pays alliés s’étaient réunis pour édifier un nouvel ordre international qui devait reposer sur deux piliers : d’une part, un ordre politique porté par l’organisation des Nations Unies (ONU) et son système et d’autre part, un pilier économique avec les institutions de Bretton Woods pour apporter la stabilité économique à l’humanité. Ces institutions ont été créées par les vainqueurs de la guerre qui s’étaient arrogés tous les droits. Aujourd’hui, les puissances vaincues se sont restaurées. Des puissances émergentes sont apparues et la plupart des questions débattues au Conseil de sécurité et au Conseil d’administration du FMI ou de la Banque mondiale concernent des pays qui n’ont pas voix au chapitre. D’où l’urgence de repenser l’organisation et le fonctionnement de ces institutions. L’objectif de cette recherche est d’expliquer les difficultés de réforme du Conseil de sécurité et des institutions de Bretton Woods. Les résultats aboutissent à montrer les positions des différents acteurs, les obstacles à la réforme, le rôle et la place de l’Afrique dans ce débat pour mieux éclairer la question. Par conséquent, pour réformer ces institutions, il faut des structures oppositionnelles de pensée. En effet, les théories critiques (critical approaches) par opposition aux théories qui cherchent à résoudre des problèmes (problem solving theory), des guides pour l’action, ne considèrent pas comme allant de soi les institutions, les relations sociales et l’ordre mondial. Ils les remettent en question et se questionnent à savoir comment les changer. Etant donné l'évolution de la société internationale, la représentation dans ces instances n'est plus équilibrée. Les 3ème (Japon) et 4emeè (Allemagne) contributeurs au budget ordinaire des Nations Unies n’ont pas voix au chapitre, ni l’Afrique qui occupe une place importante dans les questions qui sont discutées dans ces instances.
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Auteur(s):
MAIZAN Kouassi Tehua.
N° Page : 132-143
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LA QUESTION DE LA JUSTICE TRANSITIONNELLE AU MOZAMBIQUE : 1990-2013
Résumé de l'article
Le Mozambique a connu une guerre civile sanglante opposant le Front de Libération du Mozambique (FRELIMO) et la Resistance Nationale du Mozambique (RENAMO). Ce conflit a laissé des séquelles profondes en termes de violences. Le processus de paix, entamé après la signature de l’Accord de Paix le 04 octobre 1992 à Rome en Italie, a donné la priorité au rétablissement rapide de la paix, tout en montrant une certaine méfiance initiale envers la justice transitionnelle comme mécanisme pour traiter les causes profondes du conflit. Elle est définie comme étant l’ensemble de mécanismes et de processus mis en oeuvre pour faire face à des violations massives des droits humains, dans le but de rendre justice, de réconcilier, de réparer des torts. L’objectif est de faciliter la réconciliation nationale en permettant aux victimes et aux auteurs de violences passées de se rapprocher, dans un esprit de vérité, justice, renforçant la cohésion sociale. L’intérêt vise à favoriser la réconciliation nationale entre anciens combattants et victimes, en laissant place à un dialogue sur la vérité des événements passées et la reconnaissance des souffrances. Mettre fin à l’impunité et favoriser la consolidation d’une paix durable. Comme résultats, depuis la signature de l’Accord de Paix en 1992, la paix s’est installée, mais le processus de justice transitionnelle reste partiellement réalisé, en raison d’enjeux politiques, peu de poursuites judiciaires ont été menées. La justice transitionnelle est mise en trêve où limitée, discréditant la reconnaissance pleine des victimes. Pour y parvenir nous avons utilisé des données de l’histoire contemporaine du Mozambique de Boletim da Repùblica, complétées par les articles scientifiques sur la question mozambicaine.
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Auteur(s):
Jérémie POGOROWA.
N° Page : 144-154
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GOUVERNER EN CONTEXTE D’INCERTITUDES : LE DESENCHANTEMENT DU DISCOURS DU COMPLOT ET DE LA RÉSILIENCE FACE A LA MENACE TERRORISTE AU BURKINA FASO (2016-2022)
Résumé de l'article
Cet article analyse la communication gouvernementale relative à la menace terroriste au Burkina Faso entre 2016 et 2022, sous la présidence de Roch Marc Christian Kaboré, ainsi que ses effets sur la perception publique. Fondée sur une enquête ethnographique, l’observation de manifestations sociopolitiques et des entretiens ciblés, l’étude met en évidence deux registres discursifs principaux : la théorie du complot, utilisée pour imputer les attaques au régime déchu de Blaise Compaoré, et le discours de la résilience, introduit lorsque la première explication s’est révélée insuffisante. La théorie du complot a freiné l’exploration de causes alternatives et nourri l’incertitude, exacerbant le mécontentement social et la personnalisation des critiques à l’égard du président. Quant au discours de la résilience, bien qu’initié comme levier de mobilisation, il s’est heurté à une intensification de la menace. Ces deux stratégies discursives illustrent les tensions entre communication officielle, perception citoyenne et gestion concrète de la crise sécuritaire.
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Auteur(s):
KAMATE Ismael, BEUGRE N’Drinh Paule Angèle Edwige.
N° Page : 155-173
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LE JUS AD BELLUM A L’EPREUVE DES CASUS BELLI DANS LE DROIT INTERNATIONAL CONTEMPORAIN
Résumé de l'article
Le recours à la guerre dans les relations entre nations, aujourd’hui plus qu’hier, s’appuie nécessairement sur des justifications avancées par les États. Face aux justification personnelles, basées sur des raisons le plus souvent subjectives appelées casus belli, (causes de guerre), il y a les règles du droit international qui tentent d’encadrer juridiquement le recours à la guerre, le jus ad bellum, « droit de faire la guerre ». Avec la multiplication des conflits dans le monde depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, il apparait intéressant de s’interroger sur le contenu de ce jus ad bellum afin de mieux apprécier la légalité de toutes ces guerres qui se déroulent dans le monde. L’étude de ces questions sera faite dans le cadre d’une approche diachronique permettant de comprendre la formation du jus ad bellum dans le droit international contemporain. L’analyse s’est appuyée essentiellement sur les références doctrinales, les textes normatifs du droit international ainsi que l’observation de l’actualité récente et passée des conflits entre nations. Il s’en dégage que le droit international contemporain tend vers une forme de limitation des casus belli plutôt qu’une interdiction générale du recours à la force. Cette limitation juridique est entravée par la fragilité du système de sécurité collective mis en place pour prévenir ou réprimer le recours illicite à la force entre les États.
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Auteur(s):
Yao Jacques KOUAMÉ, Pancrace AKA.
N° Page : 174-186
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LA PAIX MONDIALE À L’ÉPREUVE DE LA DISSUASION NUCLÉAIRE AU XXIe SIÈCLE
Résumé de l'article
Il est tout à fait légitime de se demander si la dissuasion nucléaire, étant opérante pendant la Seconde Guerre mondiale, peut être considérée comme un mécanisme d’assurance suffisant pour assurer la paix mondiale au XXIe siècle. Cette réflexion est à la croisée des chemins entre l’épistémologie générale, la philosophie des relations internationales et l’éthique appliquée. Son hypothèse est qu’au XXIe siècle, la dissuasion nucléaire se présenterait comme une menace abyssale contre la paix mondiale, puisqu’elle serait à l’origine du transfert légal et clandestin des technologies nucléaires et de la prolifération du terrorisme nucléaire. Dans ce sens, son objectif est de montrer qu’à notre ère, contrairement à la dissuasion nucléaire, la promotion de la dénucléarisation par les États et l’exigence d’une véritable éthique du dialogue ainsi que de la coopération internationale sont plus aptes à garantir une paix mondiale durable.
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Auteur(s):
Abou DAPPAH, Abdoulaye BAMBA.
N° Page : 187-202
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L’EXPULSION D’ÉTRANGERS PAR LE NIGÉRIA EN 1983 : ENTRE AFFIRMATION DE SOUVERAINETÉ NATIONALE ET REMISE EN QUESTION DU PROJET D’INTÉGRATION OUEST-AFRICAINE
Résumé de l'article
Le 17 janvier 1983, le Nigeria décide d’expulser près de deux millions d’immigrés illégaux. Cette mesure, prise dans un contexte de récession et de tensions sociales, s’inscrit dans une pratique récurrente où l’expulsion sert d’outil de régulation interne. Jadis indispensables durant le boom pétrolier des années 1970, les immigrés deviennent des boucs émissaires des difficultés économiques. La décision d’expulsion répondait aussi à des enjeux politiques et symboliques à savoir la restauration d’une légitimité fragilisée à la veille d’élections, la mobilisation du nationalisme et le solde d’une rivalité mémorielle avec le Ghana. Sa mise en oeuvre chaotique a entraîné un exode massif aux conséquences humanitaires dramatiques, révélant l’impréparation des États d’origine. L’étude analyse cette expulsion comme un instrument d’affirmation de souveraineté nationale en crise et comme révélateur des contradictions de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest. L’objectif est de comprendre comment la décision du Nigéria répondait autant à des impératifs politiques qu’à des considérations économiques et sécuritaires. Les résultats montrent que la mise en oeuvre précipitée a provoqué un exode massif aux conséquences humanitaires dramatiques. Les réactions régionales et internationales, oscillant entre solidarité, condamnation et médiation, ont mis en évidence l’ambivalence de la CEDEAO, dont les principes de libre circulation et de solidarité se sont heurtés à la primauté de l’intérêt national.
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Auteur(s):
DJE Yao Lopez.
N° Page : 203-216
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L’ENLISEMENT DES RELATIONS MONETAIRES ET ECONOMIQUES ENTRE LA FRANCE ET SES EX COLONIES OUEST AFRICAINES (1907-2019)
Résumé de l'article
Les relations monétaires et économiques entre la France et les pays ouest-africains de la zone franc reposent sur des bases historiques héritées de la colonisation. Ces relations ont connu des brouilles dans leur évolution depuis la période coloniale jusqu’en 2019. La zone franc CFA fut créée en 1945, et regroupe de nombreux pays, notamment plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest française. Ces pays sont les ex-colonies de la France qui ont en commun la même monnaie. Ces relations n’ont toujours pas été faciles avec la révolte des populations, l’imposition des monnaies fiduciaires et le compte d’opérations qui passe par la garantie de la fixité et la convertibilité de la monnaie par le trésor français. Le rôle du trésor français est d’assurer la stabilité et la convertibilité de la monnaie dans l’espace ouest-africains de la zone franc CFA. Ainsi, la France entretient au plan international des liens très étroits à travers les relations commerciales et dans la réalisation de plusieurs projets en Afrique Occidentale française. Aujourd’hui, cette relation adulée par les pères fondateurs fait débats car elle ne présente pas l’indépendance totale des pays africains concernés. L’objectif de cette étude est de montrer l’enlisement des relations monétaires et économiques entre la France et les pays ouest-africaines de la zone franc avec pour résultats les aspects positifs et négatifs de ces relations économiques et monétaires, ainsi que l’évolution des relations entre la France et les pays ouest-africains de la zone franc CFA à l’ère de la mondialisation et la lutte pour l’émancipation économique et monétaire des pays ouest-africains de la zone franc CFA.
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Auteur(s):
Windlassida Roberto SAVADOGO.
N° Page : 217-234
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LES AVANTAGES ÉCONOMIQUES ET GÉOPOLITIQUES LIÉS À LA POSITION CENTRALE DU BURKINA EN AFRIQUE DE L’OUEST
Résumé de l'article
Longtemps considéré comme sans grandes ressources naturelles, le Burkina Faso est un État membre de l’espace communautaire ouest africain qui peine à amorcer sa dynamique de développement. Ce pays sans façade maritime souffre de contraintes physiques, lesquelles pèsent lourdement sur l’essor de ses activités économiques et commerciales. Sa situation géographique de territoire enclavé semble être une fatalité pour lui si le pays est pris isolément, c’est-à-dire sans le considérer comme une entité politique faisant partie d’une communauté, régionale ou internationale, qui suppose l’existence de relations multiples et multiformes. Toutefois, les obstacles liés à la position d’enfermement géographique peuvent disparaître au regard des opportunités économiques, géopolitiques voire géostratégiques. C’est du reste l’objectif de cet article dont l’intérêt est de montrer que, par l’exploitation des opportunités naturelles, par le développement des routes commerciales, ainsi que par la mise au point d’une « diplomatie du développement », le Burkina Faso s’est taillé une place stratégique assez importante dans le contexte économique et géopolitique ouest africain. Dans ces conditions, il ne peut que tirer des avantages économiques liés à cette position carrefour mais également au rôle joué dans l’espace politique de la sous-région. C’est dans ce sens que l’étude analyses lesdits avantages à travers la mise en valeur des ressources naturelles du pays, l’exploitation des potentialités liées à sa position centrale, l’aménagement du territoire aux moyens d’infrastructures de communication pour le développement de ses échanges commerciaux ; mais aussi à travers la captation des rentes diplomatiques et de l’engagement en faveur de l’intégration régionale. À l’évidence, transformer les atouts en avantages évidents exige pour ce pays d’énormes investissements en matière d’exploitation de ses nombreuses ressources, surtout agro-pastorales et minières, et, du fait de sa dépendance portuaire, de la collaboration étroite avec ses pairs de la sous-région.
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Auteur(s):
Vianney Beralex NZIENGUI NSONDE, Georges KPAZAÏ.
N° Page : 235-254
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LA PENSÉE CRITIQUE COMME PILIER DE LA FORMATION EN DIPLOMATIE AU CONGO-BRAZZAVILLE : PLAIDOYER POUR UNE RÉFORME
Résumé de l'article
Cette étude émet l’hypothèse que l’intégration de la pensée critique dans la formation initiale des diplomates du XXIème siècle en République du Congo est cardinal pour ces futurs professionnels. Cette compétence transversale est essentielle pour leur permettre d’analyser, d’anticiper, de négocier et d’élaborer des politiques adaptées dans un contexte international complexe, incertain où la prolifération de désinformation est présente. Le design traditionnel de formation des diplomates s’avère insuffisant. La pensée critique apparaît ainsi comme une compétence clé pour mieux armer les futurs diplomates à faire face aux nombreux défis contemporains. Adoptant une démarche multidisciplinaire, combinant théorie des relations internationales et sciences de l’éducation, et s’appuyant sur une revue critique de la littérature académique, pédagogique et institutionnelle (Atlantic Council, 2022 ; Quality Assurance Agency, 2015 ; SWP Berlin, 2018), l’étude présente et discute des approches pédagogiques innovantes pour développer la pensée critique des futurs diplomates (A. Kablan et G. Kpazaï, 2024). Bref, il est postulé que l’intégration systématique de la pensée critique améliorerait significativement la capacité des futurs diplomates à gérer des situations complexes grâce à un jugement éclairé, une créativité stratégique et une meilleure gestion des incertitudes. Les méthodes actives d’enseignement développent des compétences analytiques, décisionnelles et relationnelles robustes, essentielles pour une diplomatie moderne, éthique et adaptée aux enjeux globaux du XXIe siècle. Cette démarche favorise par ailleurs l’autonomie intellectuelle, la réflexion éthique et l’adaptabilité culturelle, soutenant ainsi une coopération internationale plus juste et durable.
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Auteur(s):
NOUMBISSIE TCHAMO Daniel Blaise.
N° Page : 255-271
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GOUVERNANCE DES UNIVERSITES AFRICAINES ET MALAISE DANS LE FONCTIONNEMENT DE LA LIBERTE ACADEMIQUE
Résumé de l'article
Cet article défend la thèse selon laquelle le malaise dans la liberté académique dans les Universités africaines peut s’apprécier à partir de deux concepts de la liberté académique : l’une dite liberté académique négative et l’autre liberté académique positive. Les deux s’articulent dans leurs différentes caractéristiques pour donner à voir la liberté académique comme l’un des moyens et fins du développement de l’Université ; et alors de sa privation en termes de capabilités ou d’aliénation comme l’une des sources du sous-développement des Universités africaines. Ces dernières sont soumises à une double dépendance : à la fois politique et économique qui plombe leur autonomie organique, substantielle et procédurale. En suivant la méthode analytique, l’objectif ici vise à montrer les influences de la manière d’administrer l’Université sur le fonctionnement de la liberté académique et les implications sur cette institution en Afrique. L’enjeu ici se dévoile au travers du rejet de toutes les formes d’aliénation de la liberté académique et la clarification des conditions de sa valorisation tant dans l’enseignement que la recherche et l’appui au développement.
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Auteur(s):
SEKONGO Wahadjotana Mamadou, KONATÉ Kapagaya Moussa.
N° Page : 272-282
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L’AIDE LIBYENNE A L’AFRIQUE SUBSAHARIENNE ET SON SOUTIEN DIPLOMATIQUE A LA LIBYE DURANT LES ANNEES DE SANCTIONS INTERNATIONALES (1992-2003)
Résumé de l'article
L’aide financière apportée aux pays d’Afrique Subsaharienne par la Libye, allait au-delà de la simple solidarité. Elle s’était traduite en un outil à la fois diplomatique et politique renforçant ainsi son influence sur la scène internationale. Toutefois, la coopération de la Libye avec les États africains a permis au pays de contourner l’embargo international, atténuant ainsi les effets des sanctions sur le peuple libyen. Le soutien de l’Afrique à la Libye durant cette période a été marqué par les relations bilatérales et une solidarité continentale, à travers l’Organisation de l’Unité Africaine. Cette étude se veut une contribution à l’analyse des dynamiques de la puissance libyenne sous Kadhafi dans la région sahélienne et subsaharienne. Elle offre également des perspectives sur les mécanismes de résilience des États soumis à des pressions internationales.
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Auteur(s):
Salif CISSE, Ramadan DIALLO.
N° Page : 283-291
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LES ENJEUX ET LES PERSPECTIVES LIÉS À LA CREATION DE LA CONFEDERATION DE L’ALLIANCE DES ÉTATS DU SAHEL
Résumé de l'article
Le premier sommet de l’Alliance des États du Sahel, tenu le 06 juillet 2024 à Niamey au Niger, donne lieu à la création de la Confédération de l’AES. Les trois domaines de coordination dans le cadre de la Confédération de l’AES sont la défense et la sécurité, le développement et la diplomatie. Il s’agira pour le Burkina Faso, le Niger et le Mali de définir des positions et des actions communes. La création de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel, à présidence tournante, implique une certaine modification dans les rapports avec les Institutions internationales. Chaque État doit pouvoir s’exprimer librement et exprimer ses positions de manière souveraine. L’avènement de la Confédération est un signal qui a été transmis à la communauté internationale sur l’existence d’une nouvelle entité géopolitique. Ce signal consiste à dire à cette communauté internationale qu’il faut déjà anticiper les méthodes de collaboration, les méthodes de consultation.
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Auteur(s):
Assa Dramane TRAORE.
N° Page : 292-305
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LA FORMATION DES HERITIERS ROYAUX DANS L’ÉGYPTE PHARAONIQUE : ANALYSE DES ENSEIGNEMENTS DE KHETY III ET D’AMENEMHAT Ier
Résumé de l'article
Cette étude examine les fondements de la monarchie pharaonique à travers deux textes majeurs : Les Enseignements de Khety III à Merikarê (Première Période Intermédiaire) et L’Enseignement d’Amenemhat Ier à Sésostris (Moyen Empire). Ces oeuvres éclairent la conception du pouvoir royal et le rôle éducatif des élites. Leur analyse met en évidence une double fonction : politique, en affirmant le roi comme garant de la Maât (vérité, justice, stabilité), et pédagogique, en transmettant des idéaux moraux et administratifs destinés aux futurs souverains. Elles participent ainsi à la consolidation dynastique dans des contextes de transition, en érigeant le roi en guide exemplaire.
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Auteur(s):
Léonce KI.
N° Page : 306-318
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LES DESSOUS D’UNE INSCRIPTION D’UN BIEN SUR LA LISTE DU PATRIMOINE MONDIAL DE L’UNESCO : CAS DES SITES DE LA METALLURGIE DU FER DU BURKINA FASO
Résumé de l'article
La faible représentativité des biens africains sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, avec seulement 108 sites sur un total de 1223 au moment de l'inscription des sites de métallurgie ancienne du fer du Burkina Faso, souligne la complexité inhérente aux processus d'inscription. Cet article explore les facteurs de succès qui ont menés à l'inscription des Sites de Métallurgie Ancienne du Fer du Burkina Faso en tant que patrimoine de l'humanité le 5 juillet 2019. La problématique centrale est de comprendre comment un État africain, souvent confronté à des contraintes budgétaires et de capacités techniques, peut naviguer avec succès le processus rigoureux de la Convention du patrimoine mondial pour valoriser son patrimoine endogène. L'objectif de cette contribution est de partager une analyse approfondie de la démarche adoptée par le Burkina Faso, en mettant en lumière les stratégies institutionnelles mises en place (la mobilisation inclusive des acteurs nationaux et l'optimisation des partenariats internationaux). L'intérêt de cette étude réside dans sa capacité à fournir un modèle pratique et théorique pour les archéologues, gestionnaires culturels et décideurs politiques africains désireux de valoriser leur patrimoine culturel. Les principaux résultats démontrent que le succès du Burkina Faso repose sur une synergie entre un cadre institutionnel renforcé, une mobilisation inclusive des communautés locales et de la recherche scientifique nationale, ainsi que des partenariats internationaux stratégiques. Ce cas illustre une application exemplaire des Objectifs stratégiques de la Convention du patrimoine mondial, connus sous l'appellation des "5 C" (Crédibilité, Conservation, Développement des Capacités, Communication, Communautés).
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Auteur(s):
KOFFI Kouablan.
N° Page : 319-332
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LES RAPPORTS ENTRE LE ROYAUME AGNI-DJUABLIN ET SES VOISINS À LA VEILLE DE LA COLONISATION
Résumé de l'article
Le passé des migrations et des établissements humains a un impact direct sur leurs relations futures. Fondé vers 1750 par les Suamara de Dadièso, le royaume Agni-Djuablin fait frontière avec les Agni-Abè, les royaumes Agni de l’Ndenyé et Abron Gyaman. Sa situation géographique constitue une zone géostratégique et géoéconomique favorisant de nombreux rapports commerciaux et diplomatiques avec ses voisins. Des pans entiers de l’histoire de ce royaume, notamment ses relations avec ses voisins, restent encore à élucider. Le présent article a pour objectif d’identifier les différents types de rapports que les Agni-Djuablin entretiennent avec leurs voisins à la veille de la colonisation. La confrontation des sources orales des peuples en question avec les récits des administrateurs coloniaux révèle que le royaume Agni-Djuablin entretenait des relations courtoises et amicales avec les Agni-Abè et les Abron Gyaman. Ces bonnes relations étaient d’une part, liées aux intérêts économiques communs entre chefs Agni-Djuablin et Agni-Abè et d’autre part à l’alliance passée entre Agni-Djuablin et Abron Gyaman lors du conflit Abron-koulango de Bouna. Cependant, avec les royaumes Ndenyé et Dadièso, les Agni-Djuablin ont eu des rapports souvent très conflictuels. Ces rapports conflictuels avec les Ndenyé ont leur origine dans leur difficile cohabitation passée dans l’Aowin tandis qu’avec Dadièso, ils sont dus aux origines des fondateurs du royaume d’Assikasso.
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Auteur(s):
LYDO Issaka.
N° Page : 333-341
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LES POLITIQUES NATIONALES D’AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE AU BURKINA FASO SOUS L’ERE BLAISE COMPAORE ET LEUR CONTRIBUTION A LA SECURITE ALIMENTAIRE (1987-2014)
Résumé de l'article
L’autosuffisance alimentaire est un enjeu majeur pour le Burkina Faso. Pays sahélien d’Afrique de l’Ouest, il est très vulnérable aux aléas climatiques et aux fluctuations des marchés agricoles sur le plan international. Sous l’ère Blaise Compaoré, d’importantes politiques nationales ont été mises en oeuvre en vue d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. De ces politiques, les plus remarquables sont celles attraites à l’accroissement de la production agricole, à la subvention des intrants et au renforcement des infrastructures agricoles rurales. Malgré ces initiatives, l’insécurité alimentaire a persisté tout au long de sa présidence soulignant ainsi la complexité de la problématique alimentaire dans le pays. Cela nous amène à se demander si les politiques nationales d’autosuffisance alimentaire mises en oeuvre par le régime de Blaise Compaoré ont permis de garantir une sécurité alimentaire au Burkina Faso. L’objectif de cette étude est d’examiner les politiques nationales d’autosuffisance alimentaire au Burkina Faso sous l’ère Blaise Compaoré (1987-2014). Pour atteindre les résultats escomptés, nous optons pour une méthode qualitative basée sur le traitement des informations documentaires (les fonds d’archives, les rapports et des oeuvres bibliographiques). Les résultats préliminaires sur cette thématique montrent un contexte difficile marqué par une insécurité alimentaire récurrente. L’étude montre aussi que plusieurs acteurs se sont mobilisés autour du régime Compaoré pour contrer cette insécurité alimentaire mais les résultats de leurs politiques restent mitigés.
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Auteur(s):
Audrey-Paola AZIAKO.
N° Page : 342-355
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VERS UN URBANISME RESILIENT DANS LES COMMUNES PERIPHERIQUES : DIAGNOSTIC INTÉGRÉ ET PLANIFICATION STRATEGIQUE POUR AGOE-NYIVE 6 (TOGO)
Résumé de l'article
Cette contribution est un apport à la réflexion sur les stratégies de planification de la commune périphérique d’Agoè-Nyivé 6. Faisant partie du ressort territorial du District Autonome du Grand Lomé (DAGL), poids lourd de l’armature urbaine du Togo, force est de constater que cette commune fait face à une urbanisation difficilement encadrée aggravant les vulnérabilités environnementales et sociales. L’objectif est de contribuer à une gestion territoriale adaptée par la mise en place d’un outil de planification prévisionnelle ; le Plan Local d'Urbanisme (PLU) se présente commune une solution non négligeable. Cet outil transforme les contraintes en leviers de développement durable, offrant une planification dynamique et adaptative pour Agoè-Nyivé 6. Notre étude combine méthodes de recherches quantitatives, qualitatives et spatiales afin d’établir un diagnostic intégré. Les résultats révèlent des conflits d'usage critiques entre environnement, urbanisation et perspectives de développement économique à travers le pôle industriel (PIA).
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Auteur(s):
ABOUTOU Akpassou Isabelle, KONAN Kouassi Alain, N’DRI Kouamé Abou.
N° Page : 356-372
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PERCEPTION DU CHANGEMENT CLIMATIQUE ET RISQUES SOCIO-SANITAIRES CHEZ LES AGRICULTEURS DE TOUPAH A DABOU AU SUD DE LA CÔTE D’IVOIRE
Résumé de l'article
Le changement climatique constitue une réelle menace pour la population mondiale en général et pour les communautés agricoles en Côte d’Ivoire (P.N.Kabore et al., 2019,p.10). À Toupah, localité du département de Dabou, où l’agriculture est l’activité principale, les effets négatifs du changement climatique sont visibles à plusieurs dimensions (M. Amani et al., 2023, p.7). C’est dans ce contexte que s’inscrit cette étude qui a pour objectif principal de comprendre la perception de ce phénomène par les agriculteurs et les risques socio sanitaires qui en surviennent. La méthodologie utilisée est de type exclusivement qualitatif. Les données ont été recueillies à travers des entretiens individuels, des focus groupes, avec des catégories sociales des agriculteurs, des autorités coutumières et administratives et des structures d’encadrement agricole de Dabou telles la Société Africaine de Plantations d’Hévéas (SAPH) et la PAMLCI (Société des palmes de Côte d’Ivoire). Les résultats de l’étude révèlent que les agriculteurs de Toupah ont une compréhension limitée des causes scientifiques du changement climatique. Cependant, ils en perçoivent clairement les effets néfastes, sur leur santé, leur production agricole et l’environnement. Ces effets se traduisent par une baisse significative de leurs rendements agricoles, l’émergence des pathologies récurrentes et une variabilité climatique.
Mots clés : Agriculteurs, Changement climatique, Perceptions, Risques sanitaires.
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Auteur(s):
HINSA HAMANI Abdoul-Hayou, BDOURAHAMANE Mohamed Moctar.
N° Page : 373-384
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CONNAISSANCES, ATTITUDES ET PRATIQUES DES ACTEURS AUTOUR DU SYSTEME LMD A LA FACULTÉ DES LETTRES ET SCIENCES HUMAINES DE L’UNIVERSITÉ ABDOU MOUMOUNI DE NIAMEY AU NIGER
Résumé de l'article
L’objectif de ce travail de recherche est d’étudier les connaissances, attitudes et pratiques des acteurs autour du système LMD (Licence-Master-Doctorat) à la faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université Abdou Moumouni de Niamey. Les données de cette étude proviennent de deux sources. La première source est théorique et s’appuie sur l’analyse des travaux réalisés sur le système LMD. La seconde est empirique car elle s’appuie sur une étude qualitative à travers des entretiens semi-directifs réalisés auprès de cinquante (50) acteurs, à savoir les étudiants, les PAT (Personnels Administratifs et Techniques) et les enseignants de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines. L’analyse de ces données a permis d’aboutir aux résultats selon lesquels, des acteurs pensent que le système LMD est un système pertinent s’il est bien implanté et bien appliqué. Les résultats ont montré également que beaucoup d’acteurs ne comprennent pas bien le fonctionnement de ce système.
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Auteur(s):
DJÈ Amenan Cécile, KOFFI Kouadio Yao Hervé.
N° Page : 385-398
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SEXE, COHABITATION ET ADAPTATION PSYCHOSOCIALE DES NOUVEAUX ÉLÈVES DE 6ÈME DU LYCÉE MODERNE DE SINFRA
Résumé de l'article
Le passage d’un cycle d’enseignement à un autre nécessite une adaptation. Cette étude vise à étudier l’effet du sexe ainsi que celui de la cohabitation sur l’adaptation psychosociale des élèves de 6ème du Lycée moderne de Sinfra. Un échantillon de 100 élèves (54 filles et 46 garçons) sélectionnés par convenance a été soumis à un questionnaire auto-administré. Les résultats indiquent dans un premier temps que les filles ont une adaptation psychosociale élevée que les garçons. Dans un second temps, les résultats montrent que l’adaptation psychosociale est plus marquée chez les élèves qui cohabitent avec au moins un adulte que chez les élèves qui cohabitent avec leurs pairs ou qui habitent seuls. Ces résultats sont donc un levier important à considérer par les autorités éducatives afin de favoriser une insertion réussie des élèves de 6ème dans leur nouvel environnement scolaire.
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Auteur(s):
YAO N’Goran Hubert, DJAHA Koffi Henri.
N° Page : 399-412
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NIVEAU DE STRESS SELON LA REPRESENTATION DU TRAVAIL ET LE RAPPORT VIE DE TRAVAIL/VIE HORS TRAVAIL CHEZ DES POLICIERS D’ABIDJAN
Résumé de l'article
Cette étude examine l’effet de la représentation du travail et du rapport vie travail/vie hors travail sur le niveau de stress chez les policiers d’Abidjan. Pour ce faire, un échantillon de 300 agents a été constitué. A ces derniers, est administré un questionnaire. Les informations collectées sont traitées au moyen de la technique statistique du « t de student ». Deux résultats se dégagent de nos analyses. Le premier affirme que les policiers qui perçoivent leur travail de manière négative présentent des niveaux de stress élevés. Le second soutient la thèse selon laquelle un déséquilibre perçu entre le rapport vie travail/vie personnelle est associé au stress chronique chez ces sujets. Cette recherche souligne l’importance de ces paramètres dans la gestion du stress chez ces forces de l’ordre. Elle peut servir de base à l’élaboration de politiques pour un meilleur équilibre entre vie professionnelle/ vie personnelle.
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Auteur(s):
Laurent Ouattara WAHOGNIN, Lucien Kouamé KOUADIO.
N° Page : 413-423
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FONCTIONNALITÉ ET ESTHÉTISME DE QUELQUES PROVERBES EXTRAITS DE L’OEUVRE PROVERBES GOURO : SAILLIES, HUMOUR ET SAGESSE EN CÔTE D’IVOIRE DE TOUOUI BI IRIE ERNEST
Résumé de l'article
Le proverbe est un élément fondamental de l’oralité africaine. Chez les Gouro, peuple du Centre-Ouest de la Côte d’Ivoire, il constitue un outil de communication, de transmission de savoirs et de régulation sociale. Derrière sa brièveté apparente, le proverbe gouro concentre des leçons de vie, des normes éthiques et des visions du monde. Mais au-delà de sa seule utilité, le proverbe en pays gouro séduit aussi par son esthétique particulière : images suggestives, rythmes internes, figures de style. Le présent développement s’attachera donc à explorer les deux dimensions essentielles du proverbe gouro : sa fonctionnalité et son esthétisme.