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Auteur(s):
Mohamed Lamine MANGA.
N° Page : 9-23
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LES PROGRAMMES D’AJUSTEMENT STRUCTUREL ET LA FRAGILISATION ÉCONOMIQUE DES ÉTATS DU SAHEL : LE MALI ET LE SÉNÉGAL (1979-1991)
Résumé de l'article
À la fin des années 1970, les États du Sahel ont été marqués par une crise profonde et
multidimensionnelle (J-P. O. Sardan, 2023, p. 193) qui éroda leur marge de manœuvre
et finit par instaurer un climat de désaffection des populations vis-à-vis des pouvoirs
centraux. A la suite de la grande sécheresse (J. H. Sircoulon, 1984, p. 13) les programmes
d’ajustement structurel furent adoptés à partir de 1979 avec de nouvelles
conditionnalités imposées par la Banque mondiale (E. Toussaint, 2022, p. 536) et le FMI
(D. Millet, 2005, p. 218). Nous envisageons à travers cet article d’étudier les incidences
des politiques néolibérales sur la faillite de l’État maximal et l’avènement de l’État
minimaliste. Dans certains pays, si le phénomène a conduit à des tensions politiques
contenues par des pouvoirs néo-patrimoniaux, dans d’autres, il a ouvert une ère des
coups d’État militaires ou des mouvements de sécession. Il s’agit donc d’analyser le lien
qui existe entre la mise en œuvre des programmes d’ajustement structurel, la crise des
États et les conflits identitaires qu’ils ont connus et qui ont atteint leur paroxysme en
1991 malgré la signature d’accords de paix, le 6 janvier 1991 à Alger, pour le compte du
Mali, et le 31 mai à Cacheu, pour le compte du Sénégal. Du point de vue méthodologique,
nous nous sommes appuyés sur une approche intuitive nourrie par la lecture de textes
relatifs aux conflits sahéliens que nous avons croisée à la théorie des incidences des
inégalités horizontales (F. Stewart, 2008, 385 p.) pour vérifier la pertinence de notre
postulat. Il ressort de cette étude que la crise que vivaient les États du Sahel entre 1979
et 1991 s’explique en partie par la quête de providentialisme dans des états
multiethniques alors que les gouvernants n’avaient pas les moyens de leurs ambitions.
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Auteur(s):
BLY Guelayehon Marius.
N° Page : 24-38
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LA PROXIMITÉ SOCIÉTÉ CIVILE-PARTIS POLITIQUES EN CÔTE D’IVOIRE : LE CAS DE LA FIDHOP
Résumé de l'article
Cet article propose, à travers une approche croisée des actions politiques de la
FIDHOP, d’analyser la proximité de l’ONG avec les partis politiques. La limite de
la surveillance de la vie politique sensiblement proche de la politique impacte la
vie des organisations de défense des droits de l’homme. Dès sa création le 1er
avril 2009, la Fondation Ivoirienne pour L'observation et la Surveillance des
Droits de l’homme et de la Vie Politique (FIDHOP) porte les germes de la
politique. Son fondateur accentue cet amour pour la gestion de la cité par la
mise en place d’un parti politique bien qu’étant en exil à la faveur de la crise
postélectorale de 2010. Son retour parmi les siens ne change en rien les étroites
collaborations avec les principaux partis politiques. Au final, cette collaboration
tantôt avec l’opposition puis avec le pouvoir de Ouattara expédie
considérablement la crédibilité de la structure et de ses acteurs. Ce qui finit par
confirmer la politisation de la société civile en Côte d’Ivoire à l’instar de la
FIDHOP.
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Auteur(s):
TRAORÉ Bakary, KOFFI N’goran Firmin.
N° Page : 39-54
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LA MAURITANIE ET LA GENESE DE LA REVENDICATION SAHARIENNE : CONSTRUCTION NATIONALE ET IMAGINAIRE TERRITORIAL (1957-1975)
Résumé de l'article
On range volontiers la revendication mauritanienne sur le Sahara espagnol parmi les
sous-produits de la rivalité maroco-algérienne. Cet article propose de renverser la
perspective. Exprimée par Mokhtar Ould Daddah avant l’indépendance, la revendication
mauritanienne se formule très tôt, presque parallèlement aux développements
opérationnels de l’irrédentisme marocain, mais selon une logique différente : défensive
plutôt qu’expansive. Elle neutralise la menace existentielle du « Grand Maroc » et déjoue
les contestations intérieures pro-marocaines en inscrivant le pays dans une généalogie
bidhân1 précoloniale. Les Accords de Madrid du 14 novembre 1975 ne sont pas
l’aboutissement d’une diplomatie d’opportunité. Ils consacrent, et finalement piègent, un
édifice symbolique vieux de dix-huit ans. La démarche, qui se situe à l’intersection de
l’histoire des relations internationales et de l’histoire politique, repose sur une relecture
critique de la bibliographie existante, sur l’analyse des écrits et discours de Mokhtar
Ould Daddah, ainsi que sur la mobilisation des travaux récents qui renouvellent la
connaissance de la Mauritanie post-coloniale, parmi lesquels ceux de Camille Evrard,
Francisco Freire, Erin Pettigrew et Riccardo Ciavolella.
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Auteur(s):
Nicolas Junior YEBEGA NDJANA.
N° Page : 55-73
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À LA RECHERCHE DE LA DIPLOMATIE MIGRATOIRE AFRICAINE
Résumé de l'article
La diplomatie en général se veut l’ensemble des moyens et activités qu’un État ou
qu’une institution ayant la capacité internationale consacre à la gestion de sa
politique internationale pour représenter, informer et négocier. Elle peut toucher
plusieurs domaines (politiques, économiques, culturels, militaires…), le cas
échéant, le domaine des migrations internationales. La diplomatie migratoire peut
ainsi se lire comme le déploiement international d’un État ou d’une institution
communautaire en partenariat avec d’autres pour traiter de la mobilité
internationale des Hommes. Dans le cadre de cet article, nous sommes dans
l’exploration d’une politique publique multilatérale, avec la recherche d’une
diplomatie migratoire africaine. L’Afrique vue comme entité unitaire constituée à
travers l’institution de l’Union africaine. La question est de savoir comment l’Afrique
intègre les enjeux de mobilité humaine (immigration, asile, diasporas), désormais
au cœur des relations internationales dans sa géopolitique. La diplomatie
migratoire se manifestant par l'instrumentalisation politique des flux migratoires
pour obtenir des avantages diplomatiques ou économiques, ainsi que par la gestion
sécuritaire des frontières érigée en priorité stratégique, comment le continent
négocie-t-il avec ses partenaires ? Sur un fond théorique de réalisme, cette réflexion
visite les sommets sur les migrations entre l’Afrique et l’Europe et fait une exégèse
des accords qui en découlent, pour lire le jeu des acteurs.
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Auteur(s):
Djakaridja KONATÉ.
N° Page : 74-84
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LE PANAFRICANISME ET LES DÉFIS DE L’UNITÉ AFRICAINE
Résumé de l'article
Cet article montre que le panafricanisme, malgré son importance historique dans les
luttes d’émancipation et dans la construction d’un imaginaire politique commun,
demeure aujourd’hui limité dans sa capacité à produire une véritable unité africaine.
L’étude établit que cette limite tient d’abord à la persistance des souverainetés
nationales concurrentes, aux tensions diplomatiques entre États africains et à la
fragmentation héritée de la période coloniale. Elle met également en évidence que les
discours panafricanistes, lorsqu’ils restent symboliques et émotionnels, ne peuvent
constituer une stratégie de puissance sans institutions solides, autonomie
économique, coordination diplomatique et mécanismes concrets d’intégration. Enfin,
l’analyse révèle que les confréries religieuses constituent un enjeu politique majeur :
elles peuvent soit renforcer les logiques de conservation sociale, soit devenir des relais
d’émancipation lorsqu’elles sont dissociées de l’instrumentalisation politique. Le
principal résultat de cet article est de montrer que l’unité africaine ne pourra devenir
effective qu’à travers un panafricanisme pratique, critique et stratégique, fondé sur
des intérêts communs, des institutions fortes et une volonté réelle de dépasser les
fragmentations historiques.
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Auteur(s):
ZAKARIAOU IBN HAMAN Bahroul Ilmi Haman.
N° Page : 85-101
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DYNAMIQUE DE LA COOPERATION CULTURELLE CAMEROUNAISE AU SEIN DE L’ORGANISATION DE LA COOPERATION ISLAMIQUE (OCI)
Résumé de l'article
Le Cameroun opère un saut qualitatif dans ses relations avec les organisations internationales en général
et celles du monde islamique en particulier. Il participe à l’animation de la société internationale à travers
la diplomatie de présence et d’actions dans les organisations internationales islamiques par une approche
axée sur la contribution aux différents fora stratégiques et aux efforts de solidarité planétaire. Cette
participation lui a offert un boulevard d’opportunités dont les dividendes sont très importants pour le
pays. L’appartenance du Cameroun à l’OCI et à l’ensemble d’organes notamment culturels qui la
compose apparait comme une chance tant à la structuration d’une diplomatie de solidarité qu’au
fonctionnement des institutions internationales. Cela résulte d’une dynamique de la coopération
culturelle camerounaise dans cet espace communautaire. Garce à celle-ci, le Cameroun a bénéficié de
plusieurs projets et programmes qui ont profondément transformé les pans entiers des secteurs aussi
bien stratégiques que socioéconomiques et culturels. C’est l’objet de cet article qui examine à la fois la
dynamique de la diplomatie camerounaise par la plus-value socioéconomique, culturelle et stratégique
engrangée au sein de l’OCI et ses organes subsidiaires et spécialisés.
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Auteur(s):
RAMDE Eunoc.
N° Page : 102-117
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LA GOUVERNANCE CLIMATIQUE AU BURKINA FASO : ANALYSE DE LA CONTRIBUTION DU PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR LE DEVELOPPEMENT (PNUD) DE 1990 À 2020
Résumé de l'article
Cet article analyse la contribution du Programme des Nations Unies pour le Développement
(PNUD) à la mise en œuvre de la gouvernance climatique au Burkina Faso depuis l’adoption
de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) en
1992. Le Burkina Faso, en vue de faire face aux effets néfastes des changements climatiques,
a adhéré aux principaux instruments internationaux de lutte contre le réchauffement
climatique, notamment la CCNUCC et le Protocole de Kyoto à partir de 1994. Cette adhésion
marquait le début de la mise en œuvre de la gouvernance climatique. Dans ce cadre, le
Burkina Faso bénéficie de l’appui du PNUD. A travers une approche qualitative à dominante
analytique et historique, l’étude montre que le PNUD œuvre au renforcement des capacités
institutionnelles, à l’accès aux financements climatiques internationaux et à l’élaboration des
principaux outils stratégiques de gouvernance climatique. Plus particulièrement, l’article met
en exergue la contribution du PNUD à l’élaboration des communications nationales à la
CCNUCC, du Programme d’Action National d’Adaptation (PANA) et du Plan National
d’Adaptation (PNA). De concert avec des partenaires comme le Fonds pour l’Environnement
Mondial, plusieurs projets d’adaptation ont été réalisés. Malgré les avancées institutionnelles,
le Burkina Faso fait face à une dépendance vis-à-vis des partenaires techniques et financiers
qui entrave l’efficacité des programmes d’adaptation. Ainsi, les taux de réalisation du PANA
et du PNA restent relativement faibles. Pour y remédier l’État doit œuvrer à construire des
stratégies durables fondées sur ses propres ressources institutionnelles, humaines et
financières.
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Auteur(s):
Pénissonguita SORO.
N° Page : 118-129
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UNE AMBASSADE DU BORNOU AU ROYAUME CHÉRIFIEN (1582-1583)
Résumé de l'article
Au moyen âge, des relations diplomatiques ont existé entre les États. C’est
ainsi qu’entre 1582 et 1583, le royaume du Bornou envoie une ambassade
auprès du royaume chérifien. Mais, quelles ont été les raisons de l’installation
de cette ambassade ? L’objectif dans cette étude est de montrer les raisons qui
ont conduit à l’établissement d’une ambassade du Bornou dans le royaume
chérifien. Le recours à des sources arabo-berbères (Al-Oufrani et Al-Fishtali),
une des principales sources africaines de l’histoire du Soudan
occidental médiéval (Tarikh Es-Soudan) et de quelques ouvrages généraux a
permis d’avoir des réponses. En effet, en prélude aux préparatifs du djihad, le
sultan du royaume chérifien menace d’annexer le Soudan. La recherche de
protection emmène le royaume du Bornou à se soumettre au royaume
chérifien. Cela s’est fait au cours d’une cérémonie de réception en audience de
l’ambassadeur au palais royal du royaume chérifien.
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Auteur(s):
Ama Pélagie ABISSA, Médjo DAHOUE.
N° Page : 130-141
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LES EXACTIONS DES MAMELOUKS CONTRE LES COMMUNAUTÉS JUIVES ET CHRÉTIENNES EN ÉGYPTE DE 1250 À 1381
Résumé de l'article
Les communautés chrétiennes et juives qui y résidaient sur les territoires sous
domination musulmane, bénéficiaient du statut de dhimmis. Cela leur garantissant
protection, droit de résidence et liberté de culte en échange de certaines obligations. Les
XIIIe et XIVe siècles dans l’histoire de l’Égypte, correspondent à la période de domination
des Mamelouks turcs Bahrides. Dès les débuts de leur règne, les relations entretenues
avec les communautés chrétiennes et juives se révélèrent particulièrement tendues.
Celles-ci perdirent progressivement la relative tolérance dont elles avaient bénéficié sous
les Ayyoubides. L’objectif de cette étude sera alors de montrer que la période de règne des
mamelouke fut marquée par l’imposition d’un islam rigoriste au sein de la société en
Égypte. Cela mettra en évidence la dégradation de la condition des dhimmi sous les
Mamelouks en quête de légitimité politique et religieuse. Grâce aux informations fournies
par nos sources, nous avons pu observer que cette politique des Mamelouks se traduisit
par l’adoption de nombreuses mesures discriminatoires à l’encontre des dhimmis. Ainsi,
les sultans mamelouks Bahrides rétablirent certaines prescriptions anciennes relatives
aux vêtements distinctifs et aux montures réservées aux non-musulmans, tout en
recourant à diverses formes de pression destinées à encourager, voire à contraindre, les
populations chrétiennes et juives à embrasser l’islam.
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Auteur(s):
TUO Yadjo-N’Taly Issouf.
N° Page : 142-153
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LA PROBLÉMATIQUE DE L’ŒCUMÉNISME DANS LE MILIEU CHRÉTIEN : DE SA RENAISSANCE EN 1948 À SA CRISE À PARTIR DE 1967
Résumé de l'article
Le mouvement œcuménique vise l’unité des Églises chrétiennes autour du « Corps
du Christ ». Né dans le contexte du XXᵉ siècle marqué par les guerres mondiales, il
se structure avec la création du Conseil œcuménique des Églises en 1948. Cette
étude analyse son évolution jusqu’aux premières crises apparues à partir de 1967.
Elle cherche à comprendre les fondements théologiques et ecclésiologiques du
mouvement ainsi que les causes de ses tensions internes. La problématique
interroge la fragilisation progressive d’un projet initialement centré sur l’unité
chrétienne. La recherche adopte une approche historico-religieuse basée sur
l’analyse critique de sources primaires et secondaires. Les résultats montrent que,
malgré son idéal d’unité, l’œcuménisme a été marqué par des divergences
doctrinales et institutionnelles ayant conduit à une crise progressive à partir de
1967.
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Auteur(s):
BISSOU Guikahué Daniel.
N° Page : 154-166
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ÉTUDE DIAGNOSTIQUE DE LA VALORISATION TOURISTIQUE DU PATRIMOINE DE MÉMOIRE DANS LA VILLE DE SASSANDRA
Résumé de l'article
Dans un contexte où le tourisme patrimonial apparaît comme un levier de
développement local, la mise en tourisme du patrimoine mémoriel de Sassandra
représente un enjeu important pour les acteurs locaux. Toutefois, la valorisation
touristique de ces sites demeure encore insuffisamment structurée. Cette étude vise
ainsi à analyser l’état de la valorisation touristique du patrimoine de mémoire dans
la ville de Sassandra. Pour atteindre cet objectif, une approche méthodologique mixte
a été adoptée, combinant des entretiens semi-directifs auprès des autorités locales,
un questionnaire administré à la population et une observation directe des sites
patrimoniaux. Les résultats montrent que les sites patrimoniaux sont
majoritairement concentrés en zone côtière, traduisant l’héritage historique de
l’occupation coloniale. La fréquentation touristique est estimée à environ 1000
visiteurs par an, mais le tourisme reste faiblement organisé et les actions de
restauration demeurent limitées. Ainsi, la valorisation durable de ce patrimoine
nécessite une meilleure structuration du tourisme, la réhabilitation des sites et une
implication renforcée des acteurs locaux.
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Auteur(s):
MANGA Marie.
N° Page : 167-182
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COMPARAISON SOCIALE, ENVIE ET PRIVATION RELATIVE AUX INÉGALITÉS : UNE ANALYSE PSYCHOSOCIALE SUR LA CRISE POST-ÉLECTORALE AU CAMEROUN
Résumé de l'article
Cette recherche explore la microstructure psychosociale des crises post-électorales
au Cameroun en analysant comment les inégalités structurelles quotidiennes se
traduisent en carburant affectif et cognitif lors des arbitrages politiques. Elle
examine le rôle médiateur de la comparaison sociale, du sentiment d’envie et de la
privation relative dans l’émergence des contestations collectives. S’inscrivant dans
un paradigme interprétatif, l’étude mobilise une démarche qualitative basée sur
l’Analyse Phénoménologique Interprétative (IPA). Des entretiens semi-directifs
approfondis ont été menés auprès de 22 citoyens résidant dans les quartiers
populaires de Yaoundé et Douala. Les résultats révèlent trois dynamiques
interdépendantes : d’abord, l’exposition forcée à la fragmentation urbaine et à
l’opulence numérique des élites génère une comparaison ascendante continue,
incubatrice d’une envie malveillante. Ensuite, la période électorale opère une
translation identitaire où la privation relative individuelle devient collective et
s’ethnicise, transformant le vote en un jeu de survie communautaire. Enfin, la
proclamation du statu quo institutionnel est vécue comme une humiliation
narcissique collective. Le canal légal étant perçu comme verrouillé, la contestation
post-électorale s’impose dans la subjectivité des acteurs comme l’ultime mécanisme
de rééquilibrage psychosocial par le bas.
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Auteur(s):
KOUAME N’da Thierry, LAGO Blé Angelin.
N° Page : 183-193
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LE PATRIMOINE PAYSAGER DES POPULATIONS DE KODIOKOFI A L’EPOQUE COLONIALE EN CÔTE D’IVOIRE (1900-1915)
Résumé de l'article
La Côte d’Ivoire devient colonie française en 1893 avec pour première capitale politique
Grand-Bassam. Après cette annonce, la France, en occurrence le Gouverneur Louis
Gustave Binger, pour pacifier, fait créer des circonscriptions et postes administratifs à
l’intérieur du pays à partir de 1900. Parmi les circonscriptions, celle de Kodiokofi basée
dans la localité du même nom, regroupe les postes de Tiébissou, d’Assèkro, de Diézoukro,
de Diamankro et plus tard celui de Bahiakro. Ces localités territoriales et postes
administratifs permettaient de faire asseoir la politique générale de la France et de faire
appliquer le payement d’impôts. Par ailleurs, malgré ce contexte de gouvernance, les
différentes missions de reconnaissances dans le secteur de Kodiokofi, ont montré le riche
patrimoine paysager villageois de ces localités visitées. Ce canton de Kodiokofi qui va
s’appeler plus tard Didiévi à la suite du développement économique et sociopolitique de
celle-ci à partir de 1915 peine à se réaliser aujourd’hui. Or les rapports de missions
européennes et les témoignages des anciens de quelques villages, font remarquer que les
populations de cette circonscription ont su conserver la végétation, les cours d’eau, les
itinéraires et les activités. L’objectif de cette étude est de comprendre cette politique
patrimoniale ancestrale. Cet article permet de comprendre la gestion de ce patrimoine
paysager historique de cette région du pays. A travers l’étude des facteurs naturels et des
facteurs humains, cet héritage authentique de ces populations peut être révélé aux
générations présentes et futures du secteur de Kodiokofi et de l’humanité entière.
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Auteur(s):
Idrissa MANGA.
N° Page : 194-206
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CONFLIT FONCIER ENTRE EFFISSAO ET LOUDIA DIOLA : DEUX VILLAGES DE BASSE-CASAMANCE (SENEGAL)
Résumé de l'article
Le conflit foncier est un différend relatif à des terres qui se manifeste lorsque des
intérêts individuels ou collectifs sont divergents. Dans de nombreuses régions du
monde, des conflits fonciers se sont multipliés et intensifiés au point de contribuer
parfois à de violents affrontements, voire une guerre civile entre populations. Au
Sénégal, la réforme administrative et territoriale de 1972, l’extension du Bassin
arachidier originel, l’ouverture de fronts pionniers au centre-sud du pays mais
également la course effrénée à la « terre », font du foncier à la fois un enjeu de
spéculation et une source de tensions entre différentes communautés. C’est le cas en
2016 entre les villages de Effissao et de Loudia Diola (dans le département
d’Oussouye, région de Ziguinchor en Basse Casamance) où un conflit foncier a failli
virer au drame où de nombreux blessés graves ont été enregistrés. Les populations
de Effissao s’opposent au séquestre et à l’expropriation de leurs terres en se fondant
sur une gestion coutumière héritée des « ordres anciens », qui consacre la sacralité
et le caractère inaliénable de la terre. Dans cette partie du Sénégal, elles ont souvent
manifesté ouvertement leur désaccord par rapport à la loi de 1964 portant réforme
agraire. Les conflits nés de cette question constituent-ils une menace sur la cohésion
entre les communautés villageoises ? L’objectif de cette étude est d’analyser l’apport
des coutumes et de l’histoire locale dans la gestion des crises foncières.
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Auteur(s):
Ahouyê Marie-Ange Emmanuela ANOBLE-KANGAMON, Yao Rémi N’DAHOULE, N’Guessan Fidèle Arthur KOUAKOU.
N° Page : 207-218
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LOGIQUES D’INSTALLATION DES COMMISSARIATS DE POLICE DANS LA VILLE D’ABIDJAN-COTE D’IVOIRE
Résumé de l'article
La croissance rapide et l’étalement que connait la ville d’Abidjan la place parmi les zones
prioritaires en matière de sécurité publique. L’installation des commissariats de police
dans ce contexte, est un enjeu pour les sociétés et une dimension essentielle de la
gouvernance urbaine. Malheureusement, la pertinence de leur localisation reste un sujet
très peu étudié dans la littérature. En analysant les logiques d’installation des
commissariats de police, cet article veut donc contribuer à une meilleure connaissance
des politiques territoriales de sécurité. A partir de l’inventaire des commissariats de
police, des données de terrain et des données démographiques issues du recensement,
des outils de statistiques spatiales et d’analyses spatiales sur Arcmap ont été utilisés. Les
résultats montrent que l’installation des commissariats de police à Abidjan n’est pas
toujours guidée par des logiques rationnelles de criminalité, de démographie ou encore
d’accessibilité. Une combinaison de facteurs contribue à rendre compte de la distribution
actuelle. Cette répartition par ailleurs, ne répond pas aux besoins actuels des populations
en matière de sécurité. Ce décalage des réalités urbaines contemporaines contribue à
renforcer les disparités déjà persistantes entre les différentes communes et en leur sein.
L’utilisation de méthodes d’analyse multicritère pour la planification des futurs
emplacements sera le gage d’une sécurité urbaine durable et inclusive.
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Auteur(s):
KOUADIO Konan Vincent.
N° Page : 219-231
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DRAMATISATION DU LEADERSHIP FEMININ À TRAVERS UNE APPROCHE JOURNALISTIQUE DANS REINE OR DE FATOU SY
Résumé de l'article
Reine Or de Fatou Sy introduit le lecteur spectateur dans les labyrinthes de l’orpaillage
clandestin. Elle s’intéresse plutôt à la vie des orpailleurs, les traques qu’ils subissent et
l’organisation qu’ils mettent en place pour assurer leur survie. Dans cet univers où rien n’est
assuré à l’avance, et où chacun semble laissé pour compte, la pièce révèle que les orpailleurs
vivent en bande organisée. Une femme nommée « bébé » est présentée comme leader de
L’Araignée, nom de la bande. L’efficacité de son leadership rassure les siens. Elle leur permet
de vivre les « instants karaoké » qui sont des moments de joies et de bouffonneries, malgré la
précarité de leur existence. En effet, « bébé » est à la fois diplomate et guerrière de sorte qu’elle
parvient à faire douter « Escobar », de sa sérénité habituelle. Ce dernier qui se présente comme
un dur à cuire, abuse de la faiblesse des orpailleurs. Cependant, grâce à un leadership affirmé,
« L’Araignée/ ne faiblit pas/ Qu’ils soient une armée/ L’Araignée/ ne faiblit pas/Qu’ils soient
des plus terrifiants/ L’Araignée/ ne faiblit pas » (F. Sy, 2023, p.84). Le leadership de bébé
traverse cette pièce que Fatou Sy construit sous la forme d’une œuvre journalistique. En effet,
Reine Or est une tragédie postmoderne qui se donne à lire comme un reportage. Par cet acte,
le réalisme est mis au goût du jour afin de répondre aux exigences du postmodernisme. Ici,
Fatou Sy répond à un double défi : elle adopte une esthétique du risque par laquelle elle rompt
avec les conventions anciennement admises, puis, elle déconstruit les préjugés sur la femme
en développant le leadership de « bébé » dans un environnement aussi scabreux que celui de
l’orpaillage clandestin.
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Auteur(s):
Ange Coffi Michel BEKPA-KINHOU, Marie-Rose BANGOUROURA.
N° Page : 232-250
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EXPLOITATION DU KARITÉ (VITELLARIA PARADOXA GAERTN C.F.) DANS LA COMMUNE DE NATITINGOU AU BENIN
Résumé de l'article
La présente étude a pour ambition d’analyser l’exploitation du karité dans la commune
de Natitingou au Bénin à travers ses impacts socio-économiques et environnementaux.
Son intérêt réside dans le fait que l'exploitation du karité est essentielle pour structurer
la filière, maximiser les retombées économiques locales et assurer la préservation de
cette ressource naturelle. Elle permet d'identifier les leviers pour passer d'une simple
cueillette à une véritable industrie à forte valeur ajoutée. L’approche documentaire a
permis de recentrer la pertinence du sujet au regard du problème soulevé. Les travaux
de terrain quant à eux ont permis d’identifier les formes d’exploitation du karité, de
déterminer les avantages et les bénéfices que les femmes réalisent dans leurs activités
de production du beurre de karité à partir des graines. En phase, ces travaux ont
également permis de ressortir les contraintes liées à l’activité et d’identifier les
incidences environnementales qu’occasionne l’exploitation du karité. Les facteurs
naturels (climat, géomorphologie, pédologie, végétation) et les facteurs humains
(démographie, activités socio-économiques et organisation sociale) favorisent le
développement et l’exploitation du karité dans le milieu d’étude. Cependant,
l’exploitation du karité n’est pas sans conséquences sur l’environnement. Ces
conséquences sont relatives à la pollution atmosphérique, à la diminution du couvert
végétal qui influence le potentiel productif du karité dans la commune et à la
dégradation du sol. Une organisation de la filière pourrait contribuer à la valorisation
des produits du karité et au développement local prôné par la décentralisation dans
une approche de durabilité.