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Auteur(s):
DERLEM DEOUNANG.
N° de Page : 9-27
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L’OBLIGATION DES ÉTATS AU RESPECT DES TRAITES INTERNATIONAUX : ACTE DE VOLONTE OU VERSUS CONTRACTUEL
Résumé
L’obligation des États au respect des traités internationaux est un principe
fondamental de droit international qui soulève des enjeux juridiques importants.
Elle s’inscrit dans le cadre de la Convention de Vienne sur le droit des traités de
1969, qui régit les conditions de respect d’un traité notamment à travers
l’article 26. Celui-ci prévoit le respect de tout traité par les parties de bonne foi. Les
États sont tenus de respecter les engagements qu’ils ont souscrits et le non-respect
peut entrainer des conséquences juridiques, y compris des sanctions ou des actions
en justice. Cela traduit une tension entre le respect de la souveraineté étatique et
les obligations internationales, soulevant des inquiétudes quant à la fragilisation
des mécanismes internationales de respect des traités. Dès lors, la question du
respect des traités internationaux interpelle sur la nécessité de garantir un
équilibre entre les intérêts étatiques et la pérennité des institutions juridiques
mondiales.
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Auteur(s):
Mlan Kouakou Pierre ANZIAN.
N° de Page : 28-43
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LA MILITARISATION DE L’ESPACE : VERS UNE NOUVELLE FRONTIÈRE STRATÉGIQUE DES RELATIONS INTERNATIONALES
Résumé
Cette étude s’inscrit dans un contexte marqué par l’accélération des programmes
spatiaux et la compétition entre grandes puissances pour le contrôle des orbites et des
technologies spatiales. L’objectif général est d’analyser comment l’espace, longtemps
perçu comme un domaine scientifique et civil, devient progressivement un champ de
confrontation stratégique. La problématique centrale affirme que la militarisation de
l’espace constitue une menace pour la stabilité internationale tout en représentant une
nouvelle forme de régulation des rapports de puissance. La question de recherche est :
dans quelle mesure la militarisation de l’espace transforme-t-elle l’équilibre des relations
internationales et quelles en sont les implications géopolitiques, juridiques et éthiques
pour la stabilité mondiale ? L’hypothèse de recherche avance que l’espace, en tant que «
bien commun », risque de se transformer en théâtre de rivalités militaires, accentuant les
tensions globales. La méthodologie repose sur une analyse documentaire des traités
internationaux (notamment le Traité de l’espace de 1967), des doctrines militaires
nationales et des rapports d’organisations spécialisées. Les principaux résultats
montrent que l’absence de cadre juridique contraignant favorise une course aux
armements spatiaux, dominée par les États-Unis, la Chine et la Russie. La finalité de
l’étude est de proposer des pistes de gouvernance internationale afin de préserver l’espace
comme domaine pacifique et coopératif.
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Auteur(s):
Parfait Kouadio AMANI .
N° de Page : 44-59
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LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE AMERICAINE FACE À LA COUR PENALE INTERNATIONALE À L’AUBE DE LA GUERRE D’IRAK (2001 – 2003)
Résumé
Sous la présidence de George W. Bush, dans un contexte géopolitique qui a suivi les
Attentats du 11 septembre 2001, la politique étrangère américaine a adopté une
orientation plus unilatérale, fondée sur la primauté de la sécurité nationale et sur la
doctrine de la « guerre préventive ». Elle a soulevé immédiatement des interrogations sur
sa légalité et sa légitimité, révélant une tension profonde entre la puissance américaine
et les mécanismes multilatéraux de régulation internationale. Dès lors, il a été question
dans cet article de savoir comment le rejet américain de la Cour pénale internationale a
t-il préparé le terrain juridique et diplomatique de l’intervention en Irak en 2003. Ceci,
dans le but de montrer les dispositifs juridiques, politiques et diplomatiques déployés
par l’administration Bush pour affaiblir les mécanismes de la justice pénale
internationale afin de garantir une liberté d’action militaire comme le cas de l’invasion
de l’Irak en 2003. Pour mener à bien cette étude, l’analyse s’est fondée sur une
approche pluridisciplinaire croisant histoire, droit international public, géopolitique et
théorie des relations internationales. Ainsi, il ressort que les dispositifs mis en place par
l’administration Bush visant à affaiblir la justice pénale internationale, se sont traduits
par l’adoption d’une loi anti CPI et par la signature d’accords bilatéraux d’immunité
avec plusieurs États. Ce verrouillage juridique a permis aux États-Unis de mener
l’invasion de l’Irak en 2003 sans une véritable base légale et sans craindre de
poursuites internationales.
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Auteur(s):
Kouadio Casimir ABO.
N° de Page : 60-71
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LES RELATIONS INTERNATIONALES À TRAVERS LES PERSPECTIVES INTERCULTURELLES, POSTCOLONIALES ET GEOPOLITIQUES DANS LES ŒUVRES D’ILONA MARIA HILLIGES ET DE REGINA YAOU
Résumé
Cet article propose une étude comparée des œuvres d’Ilona Maria Hilliges (Die weiβe
Hexe. Das verborgene Herz Afrikas, Sterne über Afrika) et de Régina Yaou (La révolte
d’Affiba, Le prix de la révolte). Cette étude s’inscrit dans une réflexion sur les relations
internationales à travers les perspectives interculturelles, postcoloniales et
géopolitiques. L’objectif est de montrer comment la littérature peut constituer un
cadre critique où se rejouent les dynamiques de pouvoir, les héritages coloniaux et
les tensions identitaires, tout en ouvrant des voies pour un dialogue interculturel.
L’intérêt de l’étude réside dans son aptitude à articuler esthétique littéraire et enjeux
politiques globaux, en transcendant les lectures nationales pour une approche
transversale. Les résultats mettent en exergue chez Hilliges et Yaou une exploration
des malentendus et des voies possibles entre cultures européennes et africaines.
L’approche géopolitique révèle que ces romans participent à une réflexion plus
approfondie sur la mondialisation et les relations internationales.
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Auteur(s):
Arnaud Noël VOULA EMVOUTOU .
N° de Page : 72-87
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EPISTÉMOLOGIE DE LA THÉORIE DU COMPLOT DANS LA GÉOPOLITIQUE DE LA SANTÉ EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE: LEÇON SUR LES PANDÉMIES À VIRUS ÉMERGENTS
Résumé
Le présent article est une réflexion sur les controverses qui jalonnent la géopolitique
de la santé en Afrique Subsaharienne, en l’occurrence celles relatives aux pandémies
à virus émergents comme le VIH-sida, le virus Ebola et le Coronavirus. Il pose le
problème de la standardisation contemporaine d’une idée de complot des grandes
puissances mondiales et des firmes pharmaceutiques pour un chaos sanitaire en
Afrique noire aux fins d’enjeux pan-capitalistiques. L’étude parvient au résultat selon
lequel la théorie du complot en question est portée par un discours paranoïde
conséquentiel du fait de son infodémie, c'est-à-dire de la pandémie des fausses
informations, mais que malgré tout, elle produit un effet systémique d’éveil de
conscience sur le continent noir. Ainsi, l’objectif ici est de soumettre la théorie du
complot y afférente à la critique objective. La systématisation de cet argumentaire
passe par les grilles de lecture de la géopolitique et de l’épistémologie.
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Auteur(s):
DACOSTA Florent .
N° de Page : 88-102
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RESILIENCE CUBAINE DANS LE CONTEXTE DU BLOCUS DE 1962 A 2025
Résumé
Les relations cubano-américaines sont inscrites dans la logique de l’une des crises ayant
cristallisées les relations internationales et la Guerre froide. Depuis 1992, marquant le
début des votes à l’ONU pour la levée de ce Blocus les États-Unis sont quasiment isolés
pour le maintien de Cuba dans cette crise sur la scène internationale comme le montre
les résultats des votes annuels ci-dessous. Les États-Unis, Israël et parfois quelques
micro-États sont les seuls à s’opposer à la levée de l’embargo sur Cuba manifestés lors
des votes à l’ONU. Cette dernière, en tant qu’instance mondiale est dans la logique du
règlement du conflit. Tous les présidents américains depuis l’instauration du Blocus sont
restés dans une diplomatie conflictuelle avec la Havane. Le Blocus est un embargo
économique, commercial et financier sur Cuba adopté par les États-Unis depuis le 3
février 1962. Mais, force est de constater que malgré les difficultés liées aux sanctions
américaines, le gouvernement cubain et son peuple sont dans une logique de résistance
tout en exprimant leur résilience à travers les domaines socioéconomique, culturel et
politique bien structurés. L’objectif de cette analyse consiste à démontrer la résilience
cubaine qui s’inspirant de ses atouts fait face au Blocus américain. Cette étude est un
moyen d’évoquer la résilience du peuple cubain et une interpellation à l’opinion
internationale sur la violation du droit humain. Des solutions s’imposent pour une
suppression du Blocus afin que le peuple cubain puisse jouir pleinement de ses richesses.
Les manifestations de la résilience Cubaine s’appuient sur les domaines comme
l’agriculture, la médecine, la culture, le sport et son ouverture diplomatique pour
exprimer sa résilience.
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Auteur(s):
Soumaïla MARE.
N° de Page : 103-112
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LE FESPACO DANS LA FABRIQUE TOURISTIQUE AU BURKINA FASO : ANALYSE DE LA « TOURISTIFICATION » D’UN EVENEMENT CULTUREL
Résumé
Les événements culturels constituent de plus en plus des leviers stratégiques de
diversification touristique et de construction d’images des destinations. Au Burkina
Faso, le Festival Panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou
(FESPACO), s’inscrit progressivement dans cette dynamique. Cet article interroge le
niveau de maturité du processus de touristification de ce festival FESPACO et sa
capacité à s’affirmer comme un produit touristique structuré au sein de la fabrique
touristique nationale. L’objectif de ce travail a été d’appréhender le niveau
d’achèvement du processus de transformation du FESPACO en un véritable produit
touristique qui façonne l’image de la destination du territoire de célébration.
S’appuyant sur les apports théoriques de la patrimonialisation et de la
« touristification », l’étude a révélé que le FESPACO procède d’une « touristification »
inachevée, appelant à une meilleure articulation entre scénarisation, stratégie de
destination et dispositifs de commercialisation afin d’en faire un produit touristique
abouti et durable.
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Auteur(s):
Kossia Blandine KRA, Yao Serge YOBOUE .
N° de Page : 113-123
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LE FORT HOLLANDAIS DE MORI ET LA VIOLATION DU MONOPOLE PORTUGAIS SUR LA CÔTE DE L’OR (1610-1612)
Résumé
Le monopole portugais sur le commerce des régions côtières d’Afrique Occidentale,
rendu possible par la primauté des découvertes du XVe siècle, a permis au Portugal de se
maintenir plus d’un siècle durant sur la côte dite de l’Or et d’avoir une main mise absolue
sur le commerce dans cette région. Cependant, les bénéfices tirés de ce trafic ne vont pas
tarder à attirer l’attention d’autres nations européennes qui vont bientôt s’inviter sans
motif dans l’entreprise portugaise. Par ailleurs, bien que ceux-ci aient réussi au départ à
les en dissuader, les hollandais plus motivés par certaines circonstances, vont parvenir à
s’introduire dans ce monopole au début du XVIIe siècle, avec la construction d’un
établissement permanent mettant ainsi fin à l’exclusivité commerciale portugaise sur la
Côte de l’Or. Comment les Hollandais ont-ils réussi à s’implanter sur la Côte de l’Or en
dépit du monopole portugais ? Cette étude se charge d’analyser les facteurs qui ont
favorisé l’installation hollandaise sur la côte ainsi que les moyens mis en œuvre pour la
réussite de cette implantation. Pour ce faire, elle s’appuie sur des documents d’archives
hollandais du début du XVIIe siècle, ainsi que des récits de voyage datant des XVe et XVIIe
siècles. L’exploitation des sources permet de savoir que le nomopole portugais était dû à
leur suprématie dans la découverte des régions côtières d’Afrique. En outre, l’intrusion
hollandaise dans ce monopole, a été favorisé par des facteurs d’ordre politique,
économique et social tel que l’union des couronnes espagnole et portugaise ainsi que les
profits générés par le commerce de l’or.
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Auteur(s):
Amon Guy Serge ATCHIE .
N° de Page : 124-137
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AMÉNAGEMENT ET MISE EN VALEUR DU LITTORAL OUEST-AFRICAIN PENDANT LE COMMERCE PORTUGAIS AUX XVe-XVIe SIÈCLES
Résumé
Le cadre géographique de « l’Ethiopie de Guinée » joua un rôle déterminant quant aux
structures économiques et sociales de la période médiévale (C. Wondji, 1985, p. 19). En
Sénégambie, l’administration portugaise joua un rôle crucial dans l’implantation et la
domination des Portugais sur le littoral ouest-africain. L’aménagement et la mise en valeur de
l’espace africain par les Européens jetèrent les fondements du commerce et de l’interaction
culturelle entre les Portugais et les tribus littorales africaines. Cette période propulsa les bases
d’une influence portugaise durable dans la région en laissant une empreinte inaltérable sur
les sociétés côtières. En 1434, lorsque le Cap Bojador fut franchi par les Portugais, l’espace
des sociétés littorales africaines fut chamboulé. Cette étude diffère de celles des précédents
auteurs car elle traite de manière spécifique l’aménagement et la mise en valeur du littoral
ouest-africain par les Portugais aux XVe-XVIe siècles. De ce fait, Comment se sont fait
l’aménagement et la mise en valeur du littoral ouest-africain pendant le commerce portugais
aux XVe-XVIe siècles ? L’objectif est d’analyser la politique d’aménagement et de mise en valeur
du littoral ouest-africain par les Portugais lors des échanges transatlantiques. Pour atteindre
l’objectif, plusieurs sources portugaises et des ouvrages d’histoire et de géographie qui
retracent l’histoire de l’époque médiévale africaine furent consultés et critiqués. L’analyse
efficiente des sources et ouvrages conduit aux résultats suivants : Le littoral ouest-africain,
malgré son étendue regorgeait de tribus diverses avec des systèmes politiques différents les
uns des autres. L’exploration portugaise sur la côte ouest-africaine jeta les bases de
l’occupation et de l’exploitation du littoral ouest-africain par les Européens. L’aménagement
et la mise en valeur du littoral ouest-africain par les Portugais furent rendu possible grâce
aux visites, alliances avec les chefs locaux et à la cartographie du littoral africain.
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Auteur(s):
Kouadio Adolphe N’GORAN.
N° de Page : 138-150
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RÉSEAUX D’AFFAIRES DES IMMIGRÉS LIBANAIS ET CONSTRUCTION DE L’INTÉGRATION ÉCONOMIQUE EN AFRIQUE OCCIDENTALE (1972-2014)
Résumé
La présence libanaise en Afrique de l’Ouest remonte aux premières heures de la
colonisation des puissances européennes. Les Libanais occupent une place de choix dans
l’économie des pays de l’Afrique de l’Ouest. Du commerce de bazar, les investissements
libanais sont étendus à la plupart des secteurs d’activités. L’objectif de cette étude est
d’analyser l’action des milieux d’affaires libanais sur l’intégration économique en Afrique
occidentale de 1972 à 2014. Comment les immigrés libanais participent-ils à
l’instauration de l’intégration économique en Afrique occidentale de 1972 à 2014 ? Pour
répondre à cette question, l’exploitation des sources archivées et imprimées, des travaux
scientifiques et des ouvrages se sont imposés. L’examen des données obtenues à travers
cette approche méthodologique a permis de comprendre que les investissements des
Libanais participent à l’intégration économique en Afrique occidentale.
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Auteur(s):
Dabla TOURÉ.
N° de Page : 151-162
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‘’CULTURE DE LA RENCONTRE’’ : IMPLICATIONS PARADIGMATIQUES ET PÉDAGOGIQUES POUR L’ÉDUCATION À LA PAIX EN AFRIQUE
Résumé
Cet article examine la ‘’culture de la rencontre’’ et ses implications paradigmatiques et
pédagogiques pour une éducation à la paix en Afrique. L’étude ouvre une lucarne sur
les ressources tant pragmatiques que pédagogiques dont recèlent cette approche,
inspirée du pontificat du pape François, premier pape jésuite. En effet, la rencontre
valorise une éducation inclusive fondée sur le dialogue, l’intégration sociale et la
compréhension mutuelle. Dans un contexte africain marqué par la diversité culturelle
et religieuse, les héritages coloniaux et les défis contemporains, elle apparaît comme
une boussole paradigmatique. De plus, elle favorise des pratiques pédagogiques
innovantes et participatives, capables de former des citoyens responsables et porteurs
de paix. Somme toute, l’analyse propose des modalités pratiques de mise en œuvre des
valeurs de cette approche dans les domaines de l’éducation à la paix et la diplomatie.
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Auteur(s):
N’founoum Parfait Sidoine KOUAME .
N° de Page : 163-179
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LA GESTION MULTILATÉRALE DES MIGRANTS DE RETOUR EN CÔTE D’IVOIRE (2012-2025)
Résumé
Cette étude s’intéresse à l’un des aspects importants de la question migratoire, à savoir la
gestion des migrants de retour en Côte d’Ivoire. Le cas de la Côte d’Ivoire revêt un intérêt
capital d’autant plus que ce pays historiquement reconnu comme étant un espace
d’immigration a connu des crises qui ont favorisé des nombreuses émigrations. Avec le retour
à la stabilité politique et la relance économique observée à partir de 2012, de nombreux
émigrés actent leur retour en Côte d’Ivoire. Dans cette dynamique, le gouvernement ivoirien
collabore avec des acteurs internationaux et des partenaires nationaux pour le retour et la
réintégration socioéconomique de ces migrants de retour. Cela dit, comment l’État de Côte
d’Ivoire et les acteurs nationaux et internationaux ont-ils géré le retour des migrants en Côte
d’Ivoire ? Ainsi, l’objectif de cette étude est d’analyser l’importance de la coopération entre le
gouvernement ivoirien et ces acteurs internationaux et nationaux pour une meilleure gestion
des migrants de retour en Côte d’Ivoire de 2012 à 2025. Pour ce faire, l’étude se fonde sur la
mobilisation et l’exploitation d’informations issues d’organismes internationaux et
d’internet. Il ressort de cette démarche que la gestion multilatérale des migrations de retour
en Côte d’Ivoire se fonde sur des accords et dispositions politico-juridiques. Cette
collaboration internationale se manifeste par le processus de retour volontaire, et de
réintégration de ces migrants, à travers une assistance sous plusieurs formes, en dépit de
difficultés.
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Auteur(s):
Moussa KONATÉ .
N° de Page : 180-195
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LA PROBLÉMATIQUE DE LA FAMINE DANS LA CORNE DE L’AFRIQUE :1973-2011
Résumé
Dans un contexte marqué par la récurrence des crises alimentaires dans la corne de
l’Afrique, les famines ont gravement affecté les pays comme l’Éthiopie, la Somalie et
l’Érythrée, révélant la fragilité des systèmes de production ainsi que la vulnérabilité
des populations rurales. Ces crises persistent malgré les efforts déployés par les
autorités publiques et la communauté internationale pour lutter contre l’insécurité
alimentaire et éradiquer la famine. Dès lors cette étude vise à comprendre pourquoi
en dépit des efforts consentis par les pouvoirs publics et les aides en provenance de
la communauté internationale pour le bien-être des populations, la famine continue
d’être un marqueur ou une caractéristique des pays de la Corne de l’Afrique. A cet
effet, l’Analyse de la question de la problématique de la famine durant la période
1973-2011, montre que les différents mobiles liés au déclenchement et à la
persistance de la famine dans cette région de l’Afrique sont d’ordre naturels, humains
et liés à l’action du fonds monétaire international et la Banque Mondiale. L’intérêt de
cette étude est de comprendre les causes de la famine dans la corne de l’Afrique, afin
de prévenir de futur crises, sauver des vies et améliorer les politiques publiques.Les
résultats obtenus mettent en évidence trois principaux facteurs ayant contribué au
déclenchement de la famine dans la corne de l’Afrique : les causes naturelles, les
facteurs humains ainsi que l’action des institutions financières internationales telles
que le fonds monétaire international et la Banque mondiale.
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Auteur(s):
GUEU Paul.
N° de Page : 196-211
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LES INSTITUTEURS FRANÇAIS PRECURSEURS DU SYNDICALISME ENSEIGNANT EN CÔTE D’IVOIRE (1920-1945)
Résumé
L’école moderne, vecteur de la diffusion de la civilisation occidentale s’implante en Côte
d’Ivoire en 1882 avec les missionnaires catholiques puis à Elima le 8 Aout 1887 avec
Fritz-Emile Jeand’heur. Né à l’initiative des colons, les instituteurs français pionniers
dans ce domaine d’activité vont également s’afficher comme précurseur de la lutte sociale
dans ce secteur en y important le syndicalisme. L’étude en cours révèle comment ces
enseignants français y ont implanté le syndicalisme et contribué à le rependre dans tous
les paysages professionnels du pays. Elle vise à restituer le rôle pionnier de ces
instituteurs français. La méthodologie pour y arriver a combiné l’exploration des archives
coloniales, d’autres sources imprimées et des entretiens oraux. Cette démarche a permis
de restituer l’origine du mouvement syndical enseignant, de savoir comment les
enseignants africains se sont appropriés cette forme d’organisation sociale.
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Auteur(s):
Djimet Seli , Abdarazak Brahim Rias.
N° de Page : 212-227
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PERCEPTION LOCALE DE L’AIDE AU DEVELOPPEMENT : CAS DU PROJET PAMELOT A MANI (TCHAD)
Résumé
Le Tchad, à l’instar d’autres pays d’Afrique bénéficie d’importants programmes
d’aides au développement pour booster le développement économique et social de
sa population, surtout la frange de sa population rurale. C’est dans cette optique
que les interventions des ONG de développement ont pris forme à différents
niveaux dans ce pays et plus particulièrement dans une des communes rurales
appelée Mani. En effet, l’objectif de ce travail de recherche est d’appréhender en
profondeur les représentations sociales des bénéficiaires et l’impact de l’aide au
développement mise en œuvre par les ONG. Pour cette recherche, nous avons opté
pour la méthode qualitative basée sur l’observation directe, les entretiens
individuels et le focus groupe de discussion. Les résultats obtenus lors de nos
recherches ont montré l’impact relativement bénéfique de l’intervention de projet
PAMELOT pour la population de Mani malgré quelques manquements d’ordre de
la conception dudit projet. Manquements qui pourraient être corrigés si les ONG
font preuves de flexibilité.
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Auteur(s):
Valy BAMBA.
N° de Page : 228-242
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IMPACTS DE LA MÉDECINE CHINOISE DANS LES RÉGIONS CENTRE-NORD-OUEST DE LA CÔTE D’IVOIRE DE 2002 A 2011
Résumé
La médecine chinoise est une pratique très ancienne qui a marqué l’histoire
médicale de la Chine depuis des millénaires. Dès 1949, elle est valorisée par les
dirigeants qui accèdent au pouvoir. Intégrée dans le système sanitaire chinois, elle
devient un moyen indispensable qui contribue à diffuser la politique sanitaire
chinoise à travers le monde. En Côte d’Ivoire, elle s’installe dans les années 1980 et
commence à être pratiquée dans les cliniques en 1989. De par cette pratique, elle
s’impose comme un recours incontournable dans les régions Centre-Nord et Ouest
du fait de la crise militaro-politique de 2002. L’objectif de cette étude, c’est
d’expliquer les conséquences de l’exercice de la médecine chinoise entre 2002 et
2011 dans les régions concernées par l’étude. À partir d’une approche historique, il
s’agit de montrer et d’analyser les méthodes, les moyens et la politique mis en œuvre
par les acteurs de la médecine chinoise dans ces régions de la Côte d’Ivoire. Cette
médecine, au-delà de soulager les populations, constitue un moyen
d’épanouissement économique des acteurs qui exercent dans la filière, mais
également pour les patients. Cette réflexion s’appuie sur des rapports et des bases
de données de l’ambassade de la Chine en Côte d’Ivoire et du ministère de la santé
ainsi que d’ouvrages, d’articles, de mémoires et de thèses traitant le sujet.
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Auteur(s):
SOPOUDE Makélé Laeticia Gertrude , KOUAKOU Konan Jérôme .
N° de Page : 243-255
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CRISE DE CONFIANCE POPULATION-POLICE À BOUAKÉ : DIAGNOSTIC D’UN PHÉNOMÈNE FREINANT L’EXERCICE LÉGAL DE L’ACTION POLICIÈRE
Résumé
L’observation des relations population-police à Bouaké, met en lumière une crise de
confiance entre ces deux acteurs. L’objectif de cette recherche est d’identifier les
manifestations et les causes de cette crise. C’est une recherche qualitative réalisée sur
la base d’une recherche documentaire ainsi qu’une récolte de données par entretien
ciblant les commissaires de police, la préfecture de police, les leaders communautaires,
les acteurs institutionnels ainsi que la population de Bouaké. Les résultats démontrent
que cette crise de confiance s’illustre par de la méfiance et des problèmes de légitimité
de la police. Elle est générée par la pratique de la corruption, l’inefficacité opérationnelle
de la police ressentie par les populations et une crise de valeur et d’intégrité au niveau
de la police. Il ressort que l’image de la police de Bouaké est entachée par des perceptions
négatives ; ce qui entretient de la défiance dans les rapports population police.
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Auteur(s):
Sabougnouman KONÉ .
N° de Page : 256-276
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AGRIPAC DANS LA COMMERCIALISATION DES PRODUITS VIVRIERS EN CÔTE D’IVOIRE : ENTRE RÉGULATION DES PRIX ET DÉFICIT D’APPROVISIONNEMENT (1972-1980)
Résumé
Dans la vaste politique visant à intéresser les Ivoiriens au commerce des produits vivriers
et à moderniser les circuits de distribution desdits produits, l’État de Côte d’Ivoire a créé
en 1972, la structure AGRIPAC1. AGRIPAC intervenait dans l’écoulement des produits
vivriers, de la production à la consommation en passant par le transport de ces produits.
Dans cette étude, l’objectif est d’analyser les effets, de la régulation des prix des produits
vivriers par AGRIPAC ainsi que ceux de ses relations avec ses partenaires-producteurs,
sur son fonctionnement. La méthode de travail est basée sur l’exploitation des sources
d’archives, des sources imprimées, des ouvrages généraux et des enquêtes orales. Cette
démarche méthodologique a permis de déduire que la volonté de toujours proposer de
meilleurs prix des produits vivriers et le non-respect du contrat d’approvisionnement de
certains partenaires-producteurs de vivriers, expliquent les résultats peu probants
d’AGRIPAC.
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Auteur(s):
SORO Nonhontan , FOFANA Abel-Romeo.
N° de Page : 277-290
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LA CONTRIBUTION DU PROGRAMME NATIONAL D’INVESTISSEMENT AGRICOLE (PNIA 1) À LA COUVERTURE DES BÉSOINS ALIMENTAIRES EN CÔTE D’IVOIRE (2012-2017)
Résumé
Pour faire face aux crises alimentaires récurrentes surtout celle de 2008 et
d’assurer l’autosuffisance alimentaire, les États d’Afrique dont la Côte d’Ivoire
adoptent des programmes communs en vue de développer la productivité agricole.
C’est dans ce cadre que la Côte d’Ivoire initie en 2012 la première phase du
Programme National d’Investissement Agricole (PNIA 1) qui est mis en œuvre pour
la période 2012-2017. L’objectif de ce programme était la relance du secteur
agricole afin d’assurer la sécurité et la souveraineté alimentaire. Ce présent article
se propose d’analyser la contribution du PNIA dans la couverture des besoins
alimentaires en Côte d’Ivoire et ses limites jusqu’à la mise en place de la deuxième
phase de ce programme (PNIA 2). Cette étude a été réalisée avec une diversité de
sources et d’ouvrages traitant sur la question. Leur examen a permis de
comprendre que ce programme a réussi à redynamiser le secteur agricole après la
décennie de crise militaro-politique (2002-2011) et de réduire de manière
considérable l’insécurité alimentaire en Côte d’Ivoire. Cependant, pour rendre ce
programme plus efficace afin d’atteindre la sécurité alimentaire et une agriculture
durable, un deuxième programme (PNIA 2) a été mis en place.
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Auteur(s):
YAO Kouamé Jidichael .
N° de Page : 291-302
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LES POLITIQUES AGRICOLES NIGERIENNES FACE AU DEFI ALIMENTAIRE DÛ AU CHANGEMENT CLIMATIQUE DE 1960 A 2023
Résumé
Le Niger, est un État affecté par le changement climatique. Les politiques agricoles du pays
ont connu une évolution afin de faire face au défi alimentaire aggravé par le changement
climatique. Après l’indépendance, l’État nigérien poursuit une logique héritée de la période
coloniale, privilégiant les cultures d’exportation (arachide, coton) au détriment des cultures
vivrières comme le mil et le sorgho. Cette orientation fragilise la sécurité alimentaire,
notamment lors de la grande sécheresse de 1973-1974 qui provoque une grave famine et
entraîne la chute du président Hamani Diori. Le régime militaire de Seyni Kountché réoriente
alors la politique agricole vers l’autosuffisance alimentaire. Ainsi, le concept de la sécurité
alimentaire est préféré à la politique d’autosuffisance alimentaire qui désigne selon la Banque
mondiale, « l’accès par tous, à tout moment, à une alimentation suffisante pour mener une
vie saine et active ». L’objectif de cette étude est de montrer l’évolution des politiques agricoles
nigérienne face au changement climatique. Dans quelle mesure les politiques agricoles mises
en œuvre au Niger depuis l’indépendance ont-elles permis de relever le défi alimentaire dans
un contexte de changement climatique croissant ? À travers une exploitation critique des
sources écrites et audio-visuelles ainsi que des publications scientifiques qui abordent la
question des politiques agricoles du pays. Trois axes se dégagent pour atteindre cet objectif.
Le premier axe porte sur le développement sectoriel par l’intervention directe de l’Etat et la
promotion des cultures d’exportation : 1960-1973. Le second axe analyse la perte de l’autorité
politique nigérienne dans la gestion agricole à travers l’ajustement structurel de 1984 à 1991.
Le troisième axe de réflexion est consacré au retour de l’État dans la gestion de la vie agricole
avec l’initiative 3N « les Nigériens Nourrissent les Nigériens » de 2011 à 2023.
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Auteur(s):
Ibra FAYE , El Hadji Balla DIEYE, François Ngor SENE , Henri Marcel SECK , Djiby YADE.
N° de Page : 303-324
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DYNAMIQUE DES SYSTEMES PRODUCTIFS AGRICOLES DANS LES NIAYES DU SENEGAL : ENTRE CONTRAINTES ENVIRONNEMENTALES, INNOVATIONS ADAPTATIVES ET CONTINUITÉS SOCIO-TERRITORIALES
Résumé
Espace agroécologique à forte valeur stratégique, la zone des Niayes du Sénégal se
distingue par la densité et la vitalité de son système horticole, pilier majeur de la
sécurité alimentaire nationale. Cet espace connaît cependant des transformations
profondes liées à la pression foncière croissante, à la dégradation des ressources
naturelles et aux recompositions socio-économiques. Cet article analyse les
mutations des systèmes productifs agricoles dans les Niayes en mettant en évidence
les interactions entre innovations adaptatives et continuités socio-territoriales qui
structurent les trajectoires locales de changement. L’analyse repose sur le
croisement de données issues d’enquêtes de terrain menées auprès des acteurs
agricoles et institutionnels et d’une lecture diachronique de l’occupation des sols à
partir d’images satellitaires Landsat (1990, 2009 et 2025). Les résultats
cartographiques et statistiques révèlent une recomposition différenciée des paysages,
marquée par une régression notable des zones de cultures traditionnelles, principale
classe convertie, avec 50 226,22 ha (38,11 %) entre 1990 et 2009 et 42 069,46 ha
(31,92 %) entre 2009 et 2025. À l’inverse, les périmètres maraîchers présentent une
dynamique contrastée, caractérisée par une expansion entre 1990 et 2009 (8 533,50
ha ; 6,47 %), suivie d’une progression plus modérée entre 2009 et 2025 (1 427,82 ha
; 1,08 %), traduisant une phase de consolidation spatiale des systèmes horticoles.
Ces évolutions s’accompagnent d’une diversification des systèmes de production
dominée par les spéculations maraîchères (85,11 %), suivies des cultures fruitières
(30,9 %), floricoles (26,97 %) et céréalières (25,28 %). Elles s’inscrivent dans un
contexte d’affirmation des acteurs privés et de diffusion d’innovations techniques
(irrigation goutte-à-goutte, serres, variétés améliorées), tout en coexistant avec des
structures foncières coutumières et des solidarités communautaires. L’étude
souligne ainsi la nécessité d’une gouvernance territoriale intégrée conciliant
innovation productive, équité sociale et durabilité écologique pour une transition
agricole résiliente dans les Niayes du Sénégal.
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Auteur(s):
Dossongou Drissa SORO, Mamadi Noumtchè OUATTARA.
N° de Page : 325-340
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HISTORICISER LES ALLIANCES À PLAISANTERIE DES SÉNOUFO : RÉSEAUX INTERETHNIQUES À PARTIR DU PAYS SÉNOUFO (CÔTE D’IVOIRE, XVIIIᵉ–XXᵉ SIÈCLE)
Résumé
Cet article propose une historicisation du réseau sénoufo d’alliances à plaisanterie
(synagouw') en Côte d'Ivoire. Rompant avec les lectures synchroniques et fonctionnalistes
qui dominent la littérature anthropologique, l’étude restitue les conditions politiques,
économiques et sociales de formation de ce réseau entre le XVIIIᵉ et le XXᵉ siècle. L’analyse
distingue deux strates chronologiques. La première correspond à un noyau d’« alliances
primaires » constitué au XVIIIᵉ siècle autour de la relation matricielle Sénoufo
Dioula/Malinké, dans le contexte de l’essor du royaume de Kong et de l’intensification
des échanges commerciaux régionaux. La seconde renvoie à une extension par «
transitivité » vers les peuples de l’ouest forestier (Yacouba, Guéré, Gouro, Koyaka), activée
lors des bouleversements du XIXᵉ siècle — notamment les guerres samoriennes et les
migrations — puis amplifiée à l’époque coloniale et postcoloniale. L’étude montre ainsi
que ces alliances, loin de constituer des survivances immémoriales, correspondent à des
formations historiques stratifiées, inscrites dans des rapports de pouvoir et
continuellement reconfigurées. La position géographique du pays sénoufo, au carrefour
des mondes voltaïque, mandé et forestier, apparaît dès lors comme un facteur explicatif
majeur de la densité exceptionnelle de ce réseau relationnel.